4/5 - Histoire vécue d’une accession à la propriété.
27 août 2009Voilà, raconté en un
Préambule intitulé : L’accession à un bien foncier n’est pas foncièrement inné.
et
4 étapes sportives titrées
1ère étape : L’Achat de la maison ; le choix m’échoit
2ième étape : Immobilier bilieux
3ième étape : Ça déménage
4ième étape : Propriétaires ; va t-on s’y faire ?
de quelle manière,
à trente ans bis
et quelques escarbilles d’années lumière,
on devient co-propriétaire minoritaire avec son fils
quadragénaire,
après avoir été propriétaire à part entière.
3ième étape : Ça déménage

Courant de l’après-midi du 14 avril 2009, Cher Fils et moi devenons propriétaires conjoints d’une maison dont il est convenu que nous laissons la jouissance à son ex propriétaire jusque fin juin.
Dans la soirée de ce même 14 avril, Cher Fils, qui est son propre patron et donc un patron exploiteur qui s’oblige à travailler 24 heures/24, 7 jours/7, 365 jours par an (sauf les années bissextiles où il travaille une journée supplémentaire), Cher Fils, un blasphème ambulant pour les économistes, en cette période de crise, avec un carnet de commande rempli (saturé) pour l’année entière, Cher Fils me prévient :
« Si je dois vous véhiculer Roxane et toi jusqu’à la maison d’Ar..ge il faut prévoir ton déménagement au plus tard le 22 ou le 23 juin sinon mon planning de travail ne me laissera plus d’opportunité avant la deuxième quinzaine de juillet. »
Outre le fait avéré qu’il n’est absolument pas envisageable de voyager avec Roxane en empruntant les transports en commun, il y a également autre chose que je veux éviter dans la mesure du possible, c’est vivre avec elle un autre 14 juillet à M-les-C.
Le chemin de croix du gars Jésus Christ, c’est un parcours idyllique semé de pétales de roses comparé à une période de 14 juillet vécue à M-les-C. en compagnie de Roxane.
Qu’elles soient provoquées par l’orage ou de simples pétards, les déflagrations traumatisent Roxane. Un traumatisme qui se traduit par une terreur indicible. Or la municipalité de M-les-C. offre son feu d’artifice à proximité de mon appartement et les enfants de la résidence où j’habite se font une joie de faire claquer des pétards dès les premiers jours des vacances scolaires.
Inutile de chercher à faire faire une promenade hygiénique à ma chienne quand le tonnerre gronde ou quand les fusées du feu d’artifice claquent. Paniquée, elle se terre dans le plus petit recoin possible avec, sans doute, l’illusion que plus elle se tasse sur elle-même moins le danger a de possibilité de l’atteindre.
Pour toutes ces raisons, je veux donc déménager au plus tard le lundi suivant le dernier week-end de juin, c’est-à-dire le 22.
Je suis du genre prudent. Afin d’éviter tout problème de disponibilités des entreprises spécialisées en déménagements quant à la date souhaitée pour la prestation, je procède à des demandes de devis dès les premiers jours de mai.
Comme seulement 3 heures de trajet effectué avec un véhicule motorisé séparent mes actuel et futur lieu de domicile, il m’a semblé évident qu’une journée suffirait pour effectuer le déménagement. C’est dire ma stupéfaction quand toutes les entreprises sollicitées pour un devis me récitent le même credo :
« On arrive le matin aux environs de 08 heures/ 08 heures 30.
- Au vu de ce qui est à emporter, normalement, sur le coup de midi/treize heures au plus tard, tout est chargé.
- Le camion arrivera à destination dans la soirée et le lendemain le déchargement se fera à partir de 08 heures »
Bon, d’accord, je sais que les 35 heures créent des obligations aux employeurs mais là, dans ce cas précis, est il normal que tant d’heures soient inexploitées ? N’est ce pas aberrant ?
Parce que, logiquement, pour peu qu’il parte sitôt chargé, le camion doit arriver à destination au milieu de l’après-midi. Alors pourquoi l’immobiliser pendant au moins 16 longues heures sans raison précise ?
Effarée par ce qui me semble être une incohérence flagrante, je tente bien d’obtenir quelques explications à propos de ce planning fantaisiste. Le regard condescendant des « spécialistes » me dissuade très vite d’insister et, plutôt que regimber inutilement, je m’emploie à prévoir mon emploi du temps (Pas la peine de hurler à cause de la redondance ; elle est volontaire) pour meubler ma disponibilité pendant cet après-midi à passer dans un appartement vidé de tous ses meubles. Je vais tout simplement procéder à une grande opération de nettoyage pour que tout soit clean lorsque les nouveaux propriétaires prendront possession des lieux.
On remarquera, au passage, mon caractère … optimiste puisque, début mai, je n’ai toujours pas trouvé acquéreurs pour mon appartement.
Cher Fils se moque bien que les entreprises de déménagement perdent leur temps et donc leur argent en pratiquant un planning aussi loufoque mais peste d’importance car l’absurdité de ce programme provoque un effet boomerang qui a pour résultat de lui faire perdre son temps à lui aussi même s’il a toujours la possibilité de travailler sur son ordinateur portable pendant tout le long après-midi que nous allons devoir attendre.
Il peste aussi parce que le déchargement programmé le lendemain à 08 heures va nous contraindre à prendre la route au plus tard à 4 heures 30 ; ignorant si Roxane, dont le passé nous est inconnu, a déjà parcouru de longues distances en voiture, il préfère envisager des arrêts obligés et j’ai beau lui certifier que Roxane se tiendra coite pendant le trajet, il ne se sent pas plus tranquillisé pour autant.
Encore une preuve de mon incurable optimisme car pour peu qu’un orage se déclenche lorsque nous serons sur la route et le parcours risque de prendre des allures de film catastrophe avec une Roxane rendue hystérique par la peur.
Autant dire qu’il juge inutile même de se coucher, lui qui ne rejoint jamais son lit avant deux ou trois heures du matin (oui, ben pas la peine de ricaner que j’ai prétendu plus haut qu’il travaillait 24 heures/24. Sachez que, lorsque Cher Fils roupille, son cerveau continue à bosser. Et vlan !), et il ne décolère pas même quand je lui transmets l’invitation à souper de gentils voisins qui nous évitent ainsi un programme resto après une collation sandwichs obligée le midi.
À partir de ce jour de fin mai où l’entreprise de déménagement dont j’ai accepté le devis me livre des cartons, ma vie prend une allure fébrile.
Ce ne sont pas seulement les affaires personnelles que j’ai accumulées pendant 26 ans qu’il m’appartient d’emballer (les livres, CD et babioles demandent autant de cartons à eux seuls que mes vêtements et le linge de maison) mais également les livres comptables archivés sur une vingtaine d’années des deux précédentes sociétés de Cher Fils, les livres et classeurs comptables archivés sur une douzaine d’années et en cours de l’actuelle société de Cher Fils plus trois cartons uniquement pour ses BD et encore plus pour nos K7.
Les pièces rétrécissent à vue d’œil au fur et à mesure que j’empile, se transforment en labyrinthes lorsque les forces me manquent pour soulever les cartons.
Il faut dire que l’espace était déjà compté avec tout ce que Cher Fils a stocké de son côté dans mon F3 faute de place dans son studio (surtout des livres et du matériel informatique) et qu’il emballera pendant le week-end précédant le jour du déménagement.
Je ne regrette pas d’avoir choisi le service optimal proposé par l’entreprise de déménagement laquelle aura la charge d’enlever sur des portants les vêtements déjà sur cintres ainsi que l’emballage de la vaisselle et de tous les objets fragiles.
Je ne vous dis pas le nombre d’objets que j’ai gardés, bien rangés, pendant ces 26 ans (au début parce que ‘on ne sait jamais ; ça peut toujours servir’ ; ensuite parce qu’ils ont été oubliés) et que je vais jeter dans les poubelles maintenant parce que je recouvre une éphémère lucidité.
Pour varier les plaisirs, quand je ne remplis pas les cartons, je m’affaire à procéder à toutes les démarches obligées que provoque un déménagement : modifier des assurances, en contracter de nouvelles, veiller à faire suivre le courrier,…
Pour ajouter du piment, il convient également de transférer le siège social de Cher Fils.
Comme je tiens sa comptabilité, l’adresse de mon appartement était utilisée comme adresse de siège social de son entreprise pour des raison de commodité. Il convient maintenant de transférer l’adresse du siège social de son entreprise à son adresse personnelle au Mans.
Je barbote donc frénétiquement entre cartons et paperasses.
Par chance, il fait un superbe temps estival le 22 au matin lorsque tous les cartons, remplis, fermés, scotchés, au garde à vous en rangs serrés, attendent les déménageurs.
Courant de la semaine passée, j’ai fait mes adieux à mes ami(e)s du parc (qui perdent avec moi une inépuisable source de rumeurs infondées), à ma toubib (dont j’ai été la première cliente pas du tout effrayée de livrer mon corps et ses misères à cette femme terrrrrrrrrrrrrriblement jeune, terrrrrrrrrrrrrrrrrrrriblement inconnue que j’abordais alors qu’elle……….. passait la serpillière sur le carrelage de son cabinet de consultation), à mon ophtalmo qui a participé activement à mes journées d’angoisse après mon opération de la cataracte (au fait, ça va beaucoup mieux ; je dirai même que tout est rentré dans l’ordre. Merci de vous en inquiéter), au gardien de la résidence que j’aurais volontiers emmené dans mes bagages (le gardien, pas la résidence ; arrêtez de vous perdre sans cesse dans mes énumérations) avec femme et enfant si le loto de la Loterie Nationale qui donne ses chances à tout le monde sauf à moi n’avait pour habitude de me faire gagner, 2 à 3 fois l’an, environ 5,80 euros pour 6,00 misés.
Nous attendons les déménageurs de pied ferme.
J’ai choisi une entreprise dont m’ont dit le plus grand bien des ex-voisins - toujours et plus que jamais amis - qui ont fait appel à ses services lorsqu’ils sont partis habiter en Haute Normandie il y a maintenant deux ans et où (pour ceux que ça intéresserait), depuis deux ans, ils s’occupent principalement à nourrir les moineaux et écureuils locaux.
Je ne regrette pas d’avoir suivi leur conseil lorsque je vois s’activer déménageur Chef et ses trois acolytes avec autant de célérité que d’efficacité - et vice versa.
À midi tapante, mes 26 dernières années d’existence sont arrimées dans le camion et, comme je suis la cliente - et donc celle qui paye la facture - négligeant Cher Fils, c’est auprès de moi que déménageur Chef s’enquiert :
« Et maintenant , comment prévoyez-vous la suite du programme ? »
Question qui me surprend car il me semble évident que son entreprise lui a donné des directives.
Néanmoins, je lui réponds qu’il m’a été clairement expliqué par sa direction que le déchargement est prévu pour le lendemain à partir de 08 heures et que nous mêmes partirons dans la nuit afin d’être sur place au moment de leur arrivée.
Chef me dévisage d’un air ébahi et croasse :
« C’est ce que vous a dit le patron ? »
Je confirme et lui - réussissant la performance de continuer à me dévisager - tout en affectant l’air de quelqu’un qui contemple une demeurée - mais sans se départir d’un certain respect – tonne en direction de son équipe :
« C’est bien ça les patrons ! Y’en a pas un pour avoir un peu de jugeote !
- Non mais, vous vous rendez compte, les gars, qu’on est sensé se croiser les bras jusqu’à demain matin alors qu’on est à tout juste 250 km du lieu où on doit faire le déchargement ! »
Rugissement, vrombissement, glapissement, grincement, hululement, du chœur des déménageurs :
« Ça n’a aucun sens ! On va pas rester à glander comme des cons, quand même ? En partant maintenant, on y est dans 3 heures maximum, on décharge et on est de retour ce soir. Ça serait vraiment trop crétin de suivre le programme du boss alors que si la dame est d’accord on peut tout terminer dans la journée. »
Fort de cet appui, Chef sollicite : « Qu’est ce que vous en dites ? Vous aussi, ça vous fera gagner du temps, hein ? »
Il a pris soin, cette fois de s’adresser tout autant à moi qu’à Cher Fils mais ce dernier, d’un tempérament pourtant peu rancunier d’habitude, fait mine de se désintéresser totalement de la discussion en guise de rétorsion pour avoir été ostensiblement ignoré jusqu’alors.
Bien évidemment, j’ai envie d’abonder dans le sens de déménageur Chef mais deux points me chiffonnent que je m’empresse d’exprimer :
« Même si je suis d’accord avec le principe, j’émets deux réserves avant de prendre une décision.
- En effet, comme nous ne devions partir que dans la nuit, nous sommes invités à souper par des voisins qui habitent l’étage au-dessous et s’ils ont fait des achats ou des préparatifs, il est hors de question que nous leur fassions faux bond. Je vais donc aller les voir immédiatement pour savoir à quoi m’en tenir.
- Ensuite, comme je devais attendre tout un après-midi dans un appartement vide, j’avais prévu de procéder à un grand nettoyage ce qui me sera impossible si je pars de suite. Alors, je veux que vous me laissiez le temps de passer l’aspirateur afin de ne pas offrir la vision de lieux inhospitaliers aux futurs propriétaires. »
-
(Pour être franche, ça c’est la version littéraire ; en réalité, je ne cause pas aussi bien que ça)
Mes voisins me rassurent qui n’ont pas encore fait leurs courses et me prêtent fort obligeamment leur aspirateur puisque le mien roupille comme un bienheureux dans le camion des déménageurs.
L’aspirateur de mes voisins ne se formalise pas de se voir ainsi prêtée à une inconnue et c’est avec une remarquable diligence qu’il suce, aspire, digère tout ce que je présente à sa voracité.
Un peu plus tard, un bisou sur la joue de mon gardien de résidence et nous voilà partis.
Roxane est angélique pendant tout le trajet tandis que Cher Fils et moi discutons de l’aménagement de notre future demeure et nous arrivons devant la maison en même temps que les déménageurs lesquels, quoique amputés de deux des leurs, déchargent, transportent cartons et mobilier, ré assemblent les armoires, avec toujours autant de célérité, et (apparemment) sans rien casser, dans la joie et la bonne humeur.
À dix-sept heures, la facture réglée, ils nous quittent et nous prenons possession de NOTRE maison.
Que croyez-vous que nous faisons ensuite jusque tard dans la soirée ? Et bien nous nous activons à vider les cartons, bien sûr.
Puis après une rapide collation, Cher Fils qui ne pourra dormir dans sa chambre au rez-de-chaussée que lorsque j’aurai acheté la literie indispensable (sommier et matelas), regagne son studio, Roxane se laisse choir sur sa couverture posée près du canapé dans le séjour, et moi je dirige mes jambes flageolantes en direction de mon lit.
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Les illustrations ont été empruntées :
diligence : http://www.gauget-family.net/
feu d’artifice : http://fr.bestgraph.com/gifs/
cri “Y’en a marre” : http://misstic9.centerblog.net/
piles de cartons : http://mumuland.centerblog.net/
camion déménagement : http://www.gifsmaniac.com/
chœur déménageurs : http://www.sur-la-toile.com/

Insupportable parce que chaque copie demandée peut être envoyée par e-mail mais prend un temps considérable pour l’obtenir en scannant le document.
C’est finalement une modeste agence immobilière, conseillée par mon ami Le Chat, appelée à la rescousse (c’est l’agence qui est appelée à la rescousse, pas mon ami. Eh, faut suivre les copains !) dès que l’exclusivité est arrivée à son terme qui trouvera des acquéreurs dans le mois qui suit.
! Je parviens à gagner un peu de temps

Quand, au mois de juin de l’année 2008, Cher Fils et moi décidons d’acheter conjointement une maison, il est convenu que, puisque je ne peux voyager, lui, Cher Fils, cherchera la maison susceptible de nous convenir à tous trois (Roxane, lui, et moi) et que j’entreprendrai le voyage obligé pour visiter celles qu’il aura privilégiées uniquement pour aller vérifier l’excellence de son choix.
? 
Rendez-vous est donc pris pour le 13 décembre et même sachant que je vais voyager avec le TGV ce qui, pour moi, sera un baptême du ferroviaire, cela ne me rend pas la perspective du déplacement plus sympathique.
En réalité, je sais que j’ai approuvé le choix de Cher Fils et que, déjà, je prends possession des lieux.
Il me semble bien riquiqui ce parc auquel on accède par un ravissant pont d’inspiration japonaise et dont la rivière Sarthe fait office de frontière à son extrémité.
Tout en effectuant le court trajet à un rythme et avec une virtuosité dignes de Schumi, elle m’annonce d’un ton désinvolte que nous disposons de 45 jours pour obtenir un crédit à partir de la présente date. (Vous avez remarqué comme cette agente se montre désinvolte chaque fois que ça l’arrange ?)
Mon père était un ouvrier fils de paysan. Ma mère, fille de commerçante, était une femme sans emploi (autrement dit une de celles qui, à l’époque, trimait toute la journée, tous les jours de la semaine, toutes les semaines de l’année).
Moi j’ai épousé (contrainte et forcée because Cher Fils conçu dans le péché) l’aîné des sept enfants d’un ex-paysan devenu, après son service militaire, professeur de je ne sais pas quelle matière dans un collège religieux (à moins que ce ne soit un lycée) pour terminer sa carrière comme bureaucrate à tout faire de gens d’église et d’une femme sans emploi c’est-à-dire avec le même genre de vie que celui de ma mère.
Au lieu de quoi, Cher Fils a commencé sa carrière dans l’informatique en créant deux jeux vidéos qui ont rencontré un succès certain, a fait un service militaire abrégé (par ma faute, mais c’est hors contexte), tenté, en vain, de travailler en qualité d’employé dans des sociétés où il se sentait prisonnier (qu’on lui accorde le statut de cadre pour le retenir ne parvenait pas à le circonvenir), créé une première société pour se faire les dents, une deuxième pensant avoir trouvé sa voie, une troisième, enfin, née de la maturité et qu’il a voulu indépendante de statut et de nom, sans local commercial et sans employé.
Quel affreux individu ce fils ! Sa mère, la pauvre femme, mourra un jour ou l’autre, c’est certain. Mais comment un fils peut-il songer à cette disparition pour seulement se réjouir de l’héritage laissé ? N’a t’il donc pas de cœur ?
Je n’aime pas parler de Montigny comme d’une ville parce que le mot ville, si grande soit l’agglomération, évoque un lieu claquemuré avec des rues bitumées contraintes à suivre des trottoirs bétonnés eux-mêmes astreints à longer les façades en pierre d’immeubles se succédant les uns les autres.
• la réalisation qui m’a le plus enchantée a été la construction de la nouvelle bibliothèque sur deux niveaux, l’un réservé aux enfants et l’autre aux adultes.
Le 18 avril, prenant prétexte de déclarations de Nicolas Sarkozy faites 3 jours auparavant au cours d’un déjeuner avec des parlementaires : « M. Zapatero n’est peut-être pas intelligent… », elle a soulevé un tollé de protestations de la part des membres du gouvernement et provoqué la confusion des socialistes, en présentant des excuses au nom des français au premier ministre espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero.
Pour se mettre en train, elle pourra faire part de ses regrets à Anne-Marie Comparini que Patrick Devedjian, en bon émule de son maître à penser, Nicolas Sarkozy, a qualifiée de « Salope » en juin 2007.
n’oubliez pas de
Car il faut être pour le moins profondément débile pour priver volontairement les gens de courant électrique pendant parfois plusieurs heures de suite.
N’allez surtout pas, en toute mauvaise foi, arguer qu’elles n’avaient pas à utiliser un escalier dépourvu de tout éclairage. Étaient elles sensées attendre votre bon vouloir assises sur les marches du perron de l’immeuble, entourées d’enfants affamés ou énervés pendant un temps indéterminé ?

En assumant l’exposition dans sa cathédrale de Gap, pendant le week-end de Pâques, d’une sculpture de Peter Fryer représentant le Christ trônant sur une chaise électrique, Mgr Jean-Michel di Falco, évêque de Gap et d’Embrun a pris le risque de se retrouver, lui, le cul entre deux chaises en choquant ses paroissiens et voilà une initiative qui le rend en tout point admirable.
Alors, quels sont ceux qui ont crié haro sur l’auteur de ce qu’ils ont considéré, les uns comme une provocation indécente, les autres comme un blasphème ?
Encadré par deux gendarmes, Yvan Colonna, 47 ans, pénètre dans la salle de la cour d’assises spécialement formée pour les affaires de terrorisme de Paris afin d’y être jugé après 4 ans de cavale entre mai 1999 et juillet 2003.
Il va sans dire que l’assassinat de toute personne quelque soit son statut, sa religion ou sa race est abject lorsque cette personne n’est responsable d’aucun crime ou délit. Quant à ces mouvances, qu’elles soient nationalistes, extrémistes, intégristes, elles sont méprisables qui cherchent à imposer leurs certitudes en abusant de la terreur, en usant de bombes, en tuant lâchement des innocents.
Yvan Colonna est peut-être coupable. Peut-être mérite t-il sa condamnation. Mais je sais que si j’étais partie civile mêlée à un procès de ce genre, un procès qui s’achève par la condamnation sans preuve d’un homme, je me sentirais particulièrement perturbée. Terriblement frustrée par un jugement que j’estimerais inéquitable, affreusement mal à l’aise de devoir vivre tout le restant de ma vie avec l’appréhension d’avoir été involontairement complice d’une erreur judiciaire.
Imaginez, en effet, un prévenu se défendant d’avoir participé à un cambriolage nocturne en alléguant qu’il dormait seul chez lui et qui se verrait condamné parce que l’avocat général aurait argué : « Et bien moi, j’ai l’intime conviction que vous mentez et je demande donc votre condamnation au bagne pour dix ans »
“Envie de rien, tout refaire, partir, rester, je ne sais que choisir ; je manque de motivation.