Ce terrorisme ordinaire
On nous parle beaucoup du terrorisme exercé par des extrémistes pour imposer leurs idées.
Ce terrorisme là est spectaculaire et - parce que ce sont toujours des innocents qui en sont victimes - soulève une indignation aussi légitime qu’unanime.
Depuis quelques temps, il existe, hélas, également un terrorisme au quotidien qui choque, certes, mais qui se dilue dans nos préoccupations journalières, qui se banalise à force de se répéter, qui ne nous interpelle plus tant il est devenu courant.
Ce terrorisme là s’exerce contre nos policiers, gendarmes, pompiers, et même, parfois, médecins.
Lorsque des journalistes en mal de copie soumettent des loubards à une interview, ces derniers déclarent, la bouche en cœur, en affectant un air angélique : « C’est la faute des keufs qui nous agressent ; nous on ne fait que se défendre contre les contrôles d’identité discriminatoires, contre leurs insultes racistes. »
Oui, da ! Je suis chaque fois surprise par le manque de répartie des journalistes. Jamais je n’en ai entendu un s’étonner : « Mais vous n’avez pas à vous plaindre ou à vous défendre des pompiers ! Vous n’avez pas à vous plaindre ou à vous défendre des médecins ! Quand les pompiers et les médecins interviennent c’est, toujours, pour porter secours à quelqu’un. Alors, expliquez-moi pour quelle raison vous « caillassez » leurs véhicules, pourquoi même, parfois, vous les attaquez, eux-mêmes, à coup de jets de pierres ? »
Autre bizarrerie qui me surprend chaque fois : le wesh wesh interviewé est, pratiquement toujours, un maghrébin ce qui laisse supposer que les loubards sont tous des arabes.
Or, je suis bien certaine que les bandes de loubards comporteraient tout autant de maghrébins que de visages pâles si les banlieues étaient habitées par un quota identique de nord africains et de purs français (depuis au moins deux générations).
La chaîne de télévision M6 diffuse des programmes de télé réalité ayant pour thème : Pendant telle période, on échange les mamans, ou les professions, ou …
À mon avis, la véritable télé réalité consisterait à obtenir que, pendant au moins six mois, les habitants des quartiers huppés échangent leurs appartements et leurs grosses cylindrées avec ceux qui sont logés dans des HLM de banlieue qui empruntent les transports en commun pour se déplacer.
Pour en revenir à notre terrorisme quotidien, chaque parti politique prône la suprématie de ses propres remèdes infaillibles (la prévention pour les uns, la répression pour les autres, jamais un cocktail des deux pour les uns et les autres) dont les résultats sont invariablement décevants.
Bien sûr, la critique est facile…
Je suis nantie d’un QI taille standard (le terme « standard » me paraissant plus valorisant que le qualificatif « moyen ») et ce QI ne me souffle aucune solution géniale pour éradiquer les violences exercées par les loubards à l’encontre des policiers, gendarmes, pompiers, et médecins. Par contre, comme toute citoyenne lambda, j’ai mon idée sur le genre de punition qui pourrait être expérimentée. Une idée que j’ai déjà évoquée dans une précédente chronique. Comme quoi j’ai de la constance dans les…
Une info entendue, un matin de ce début de semaine, à la radio, m’a confortée dans cette conviction que la sanction que je souhaiterais voir appliquée pourrait donner des résultats positifs.
L’info entendue était celle-ci : Aux Etats-Unis d’Amérique, plus précisément au Texas, je crois, un directeur de prison a imaginé une prison rose pour lutter contre la délinquance.
À l’exception des uniformes des gardiens, tout est rose dans cette prison : le sol, les murs, les barreaux, les draps et les couvertures, les tenues des prisonniers, chaussons compris.
Il paraît que ces derniers refusent de sortir pour les promenades tant ils ont honte de se voir ainsi accoutrés.
Il paraît que le taux de récidive des crimes et délits a fortement diminué tant les taulards libérés appréhendent d’être réinsérés dans cette prison s’ils étaient repris et condamnés.
Mon idée à moi était la suivante : fesser les délinquants en place publique.
Une fessée, assénée par des volontaires évidemment masqués pour éviter les représailles, par exemple les victimes d’exactions. Une véritable fessée avec le falzar et le slip baissés sur les chevilles… Et une coquille pour cacher ce qui pourrait offenser la pudeur des spectateurs.
Les défenseurs des droits de l’homme ne pourraient pas, sérieusement, accuser la justice de brutalités et je suis persuadée que le ridicule peut exterminer l’ego d’un loubard.
Ma pensée de chaque jour :
“Heureusement, dans ce monde de brutes, on peut se consoler en allant surfer sur les vagues enchanteresses du site : www.lerefugedejosya.net.”

4 novembre 2006 à 15:26
Moi je suis 100 % d’accord avec la fessée publique !
C’est peut-être parce que la fessée est révolue dans la tête des parents (à cause d’une certaine “liberté” que l’on “doit” laisser aux enfants, je ne sait, non, je ne comprend pas, pourquoi…) que nos ados sont nombreux à être irrespectueux et à n’avoir que peu de valeurs morales. Je sais de quoi je parle, je travaille avec (et pour) eux toute la journée. D’ailleurs, je travaille beaucoup à tenter d’éduquer les parents, pas si simple…
L’idée (de la fessée publique) ne m’avait pas traversée l’esprit, je la trouve géniale.
Ce qui est dommage, c’est qu’une idée si simple, et peu couteuse, semble-t-il, n’a pas traversé les esprits (si tant est qu’il y en ai plusieurs) de nos chers politiques… la traversera-t-elle un jour ?