L’autorité parentale accordée à une personne homosexuelle, vous n’y pensez pas ?

Décidément, rien ne les arrête ces gens là.

Il y a peu de temps encore, ils militaient pour être acceptés par la société.
Et puis quand, à partir de 1999, ils se sont vu accorder le droit de se pacser, ils ont commencé à revendiquer le droit de se marier.
Ensuite, ils se sont sentis des envies de parentalité.
L’adoption ne leur étant pas interdite mais restant utopique, les plus pugnaces ont réalisé leur désir en usant de l’insémination artificielle qui se pratique dans certains pays étrangers.

Et ce sont ceux là, les pugnaces nantis de chérubins, qui, maintenant, réclament le partage de l’autorité parentale.

Quand je vous disais que rien ne les arrête.

bébés lancés Heureusement, l’État est là qui combat vaillamment, armé de ses lois et aidé de la Cour Européenne des droits de l’homme, pour faire obstacle à ces exigences extravagantes.
Ainsi, en date du 15 mars 2012, peut-on lire dans les journaux le résultat de ce jugement :

    « Après examen du dossier de Valérie Gas et Nathalie Dubois, la CDEH, dans un arrêt du 15 mars 2012, confirme que le refus de la justice française d’autoriser une homosexuelle à adopter l’enfant de sa compagne n’est pas une discrimination fondée sur l’orientation sexuelle mais dû à son statut administratif, à savoir le Pacs. »

Oui, je sais, on va m’objecter que, tel qu’il est écrit, c’est la justice française qui rend ses verdicts et que la justice française est indépendante de l’État.
Vous y croyez, vous, à cette indépendance de la justice française ?

À mon avis, la justice française se fiche éperdument que les homosexuels se voient ou non accordé un statut parental. C’est l’État qui n’aime pas que des couples homosexuels se mêlent de vouloir fonder des familles ; l’État considère comme une perversion le principe de famille fondée avec des homosexuels assumant le rôle de parents.
En réponse à leurs doléances, l’État brandit l’article 365 du code civil. Lequel article stipule que, dans l’intérêt des enfants, cette autorité ne peut être partagée par deux adultes que s’ils sont mariés.

L’État a raison. Toute personne sensée le dira ; une cellule familiale c’est un père, une mère, et leurs enfants.
Donc, pour rester cohérent, pour qu’un enfant soit parfaitement heureux et équilibré, la présence d’un père et d’une mère lui sont indispensables. Tout autre option crée des inadaptés quand ce ne sont pas des désaxés.

- Ainsi, sera forcément heureux et équilibré l’enfant élevé dans un foyer où la mère, alcoolique au dernier degré, passe son temps à boire et à ronfler sans se soucier de ménage et de cuisine puisqu’il bénéficiera d’un foyer normal avec père et mère.
- Ainsi, sera forcément heureuse et équilibrée une fillette violée chaque nuit par son père puisqu’elle bénéficiera d’un foyer normal avec père et mère.

bébé colère Et seront forcément défavorisés les enfants de parents célibataires (non mariés, divorcés, veufs ou veuves) de même que les enfants trimballés d’un foyer à l’autre par des familles recomposées.
Dans ce dernier cas, l’État ne devrait il pas être mis au banc des accusés ? En laissant ces enfants à la garde de personnes ne répondant pas aux critères familiaux tels que ses lois les définit, ne fait il pas preuve de défaillance criminelle ?

Si l’État était logique, tout enfant qui ne jouit pas ou plus de la protection d’un père et d’une mère unis par les liens du mariage ne devrait il pas être placé dans un orphelinat ?

Et que dit l’Église française de tout ça ?
Et bien quand l’État brandit ses lois, l’Église brandit la bible qui dit : « “Dieu créa l’homme a son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa. Dieu les bénit et leur dit : soyez féconds, multipliez vous” (Genèse 1/27-28)

L’Église est donc tout naturellement opposée et à l’adoption d’enfants par un couple homosexuel et à la moparentalité.
Un représentant de l’Église en France, un monseigneur dont le nom évoque un arôme subtilement anisé, l’a d’ailleurs déclaré sans ambages :   “Un enfant qui est né de l’union d’un homme et d’une femme a besoin d’un père et d’une mère. Pour structurer sa propre personnalité, il faut qu’interviennent auprès de lui image paternelle et image maternelle. Répondre qu’il suffit qu’un enfant se sente aimé n’est pas satisfaisant. L’enjeu éducatif est autrement exigeant. En effet, il faut aussi savoir dans quelle structure relationnelle un enfant doit être placé pour se développer. Le bien de l’enfant doit primer sur le désir d’enfant de ceux qui souhaiteraient être parents”.

    (Note de la rédactrice :
    Euh, qu’on ne s’y trompe pas. Quand le monseigneur dit « union », ça ne veut pas dire mariage mais copulation.)

Il est quand même rassurant, pour tout individu doté d’une éthique morale, de constater que sur un sujet aussi délicat, la séparation de l’Église et de l’État, en vigueur depuis plus d’un siècle, est oubliée pour le bien être de nos chers chérubins.

Et pour clore avec ce chapitre, en tant que mère monoparentale d’un fils maintenant plus que quarantenaire, je dois reconnaître que l’État et l’Église ont raison ; mon fils a réellement « mal tourné ».
La preuve, il est devenu informaticien et, à 21 ans, il avait déjà un lourd passé en ayant, entre autres, programmé « Zombi », conçu et programmé « Hurlements » hurlements, deux logiciels de jeux qui ont rencontré un certain succès sur le marché.
Je n’ose imaginer ce qu’il aurait pu devenir si, en plus de l’élever seule, j’avais été homosexuelle !

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Les illustrations sont des photos (partielle pour la première et entière pour la deuxième) des œuvres de Gustav Vigeland exposées au Frogner Park à Oslo

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