solidar schnock ou la solidarité franchouillarde
Le 15 avril de l’an 2010, le volcan islandais Eyjafjöll* se manifeste en crachant, sous forme d’un nuage de cendres, le mépris que lui inspire la fatuité des humains**.
Et ce nuage de cendres, il va le cracher, sans manifester la moindre lassitude pendant une semaine, interdisant ainsi toute possibilité de trafic aérien sur une grande partie de l’Europe ainsi que l’ont voulu les gouvernements concernés au nom du principe de précaution.
Pour ma part, je les approuve n’en déplaise aux grincheux qui, si les gouvernements n’avaient pas adopté cet ukase et qu’un avion se soit écrasé, auraient été les premiers à s’indigner.
L’interdiction de vol a été dommageable pour le fret aérien ; c’est très fâcheux. Les compagnies aériennes et la corporation touristique ont subi des pertes financières importantes ; c’est fort regrettable. Bien des personnes ont dû renoncer à partir, qui pour un voyage d’affaire, qui pour un voyage ludique ; c’est éminemment contrariant. Mais le pire a incontestablement été vécu par tous ceux qui étaient loin de chez eux et qui ne pouvaient rentrer ; tous ceux qui ont dû trouver à se loger, continuer à subsister, vivre avec la constante incertitude d’ignorer combien de temps ils devraient subir cet inconfort. Le pire a été vécu aussi par tous ceux qui avaient des proches victimes de cette situation.
Et ce matin du dimanche 25 avril, nombre de ces naufragés étaient encore à attendre de pouvoir prendre place dans un avion qui les ramènerait enfin dans leur pays.
Et ce matin du dimanche 25 avril, alors que j’écoute la radio, j’entends une citoyenne lambda rouspéter :
« Et c’est encore nous qui allons payer pour rapatrier ces gens ! C’est avec l’argent de nos impôts ! Je ne suis pas d’accord pour payer pour des gens qui ont choisi de partir en vacances dans des pays étrangers. Ils n’avaient qu’à prendre leurs précautions. (sic) »
Bel esprit de solidarité.
Si encore cette façon de penser était isolée. Je suis malheureusement bien certaine que cette femme a exprimé une opinion partagée par beaucoup d’autres personnes. Je suis tout aussi certaine que cette femme et ces autres personnes jugeraient fort différemment si eux-mêmes ou l’un de leurs proches étaient confrontés à une situation analogue à celle de ces malheureux voyageurs empêchés de rentrer chez eux.
La solidarité doit elle être restrictive ?
En admettant que des victimes de la tempête Xynthia dont les biens sont voués à la destruction parce que situés dans des lieux considérés dangereux - les « zones noires » - parviennent à sauver leur maison, en supposant que, dans le futur, ces gens là soient de nouveau ensevelis sous une marée tempétueuse, devront ils être abandonnés à leur sort ?
Et devons nous considérer que nous n’avons pas à venir en aide aux victimes d’un tremblement de terre ou d’un tsunami pour peu qu’on estime qu’elles ont choisi d’habiter un pays sujet à ce genre de cataclysme ?

*- l’avantage de l’écriture, c’est qu’on ne se rend pas ridicule en tentant de prononcer ce nom imprononçable ![]()
** - Oui, j’extrapole ; et alors ? J’ai bien le droit d’interpréter comme bon me semble, non ?

Les illustrations ont été empruntées aux sites suivants :
Barres séparation : http://mamiemiche.centerblog.net/
Le volcan : http://www.maxi-fond-ecran.com/
Points d’interrogation : http://domijo.unblog.fr/

16 juin 2010 à 7:17
Хорошего Вам дня! < a href=”http://elektrashop.ru/contacts/ ian@elektrashop.ru” >…< /a >
с ув.
19 juin 2010 à 19:23
Добрый вечер! < a href=”http://sportbul.ru/download/ mason@sportbul.ru” >…< /a >
С уважением,