Pub or not Pub
2 juillet 2008L’un des plus ardents combats de notre président de la république Tsarkozy est incontestablement la suppression de la publicité sur les chaînes de télévision publique.
Nul ne songerait à s’en étonner ou à le discuter tant il est évident que ce combat est primordial et supplante naturellement la lutte contre certains maux comme par exemple les méfaits causés par l’alcoolisme au volant ou les problèmes écologiques.
La publicité, c’est un chancre qui vole la place d’émissions culturelles.
La publicité, c’est un attrape-nigauds.
La publicité, c’est « beurk ».
Quand je vois celle qui a été concoctée par le site Rue du Commerce.com : « Les 1 euros », je suis assez tentée d’être d’accord avec le président de la république. Il y a, en effet, matière à s’interroger sur le quotient intellectuel de gens qui paient une publicité imaginée par des ignares et sur la probité des producteurs de chaînes de télévision qui se rendent complices de sa diffusion.
Pourtant, n’était son but incontestablement mercantile, la publicité pourrait être considérée comme un art mineur et il est tout aussi indéniable qu’il faut un réel talent créatif pour inciter les consommateurs à acheter tel produit plutôt que tel autre vu la richesse du choix qui leur est proposé.
Mais pour en revenir au sujet de cette chronique, ce qui, donc, avait été un projet du candidat Sarkozy au trône présidentiel devenait une décision qu’il convenait de mettre en œuvre du président Tsarkozy. Ne restait plus qu’à trouver le budget pour pallier au manque à gagner que représentait la publicité éjectée. Ça représentait quoi ce manque à gagner ? Environ 800 millions d’euros ? Une bagatelle.
Y’avait qu’à…
Après quelques tâtonnements, après quelques terreurs infligées aux contribuables, la solution a été trouvée et le gouvernement s’est empressé de rassurer les français déjà si déprimés que seule la perspective des vacances d’été retarde un raz de marée collectif de seppukus.
C’est décidé, dans un avenir proche, la publicité ne polluera plus les chaînes de télévision publique et les quelques 800 millions d’euros qui étaient obtenus grâce à sa diffusion seront désormais payés par les FAI (fournisseurs d’accès Internet) ; ainsi les consommateurs ne seront pas mis à contribution.
Là, on est en droit de s’interroger : le gouvernement est il composé de grands naïfs ou d’êtres cyniques qui nous prennent vraiment pour des débiles profonds ?
Parce que fournir l’accès à Internet est bien un acte de commerce que je sache ? la vocation première des commerçants n’est pas la philanthropie, n’est ce pas ? Par ailleurs, pour être commerçant, il faut bien avoir des clients, non ? Et que sont les clients sinon des consommateurs ?
On peut donc se poser la question de savoir si le gouvernement est composé d’ingénus ou d’impudents mais depuis ce mois de juin on peut avoir la certitude qu’il est constitué de personnes dotées du sens de l’humour.
Il faut en effet posséder une sacrée dose d’humour pour dépenser l’argent de l’État en publicité programmée sur une période de 3 semaines alors que le chef de ce même État s’apprête à mettre son veto à ce mode d’expression lorsqu’il s’agit des chaînes de télévision publique.
N’en doutons pas, c’est uniquement par goût pour la facétie que depuis le 23 juin, et sur une période qui va perdurer jusqu’au 11 juillet, le gouvernement fait SA pub pour glorifier SA lutte pour le pouvoir d’achat :
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- avec des bandeaux sur neuf sites commerciaux utilisant Internet,
- avec trois annonces thématiques dans la presse quotidienne écrite, payante et gratuite, nationale et régionale,
et….
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- à la télévision sur les grandes chaînes nationales, vingt chaînes de la TNT, du câble et du satellite !
Non, non, pas à la radio ; la diffusion de spots à la radio coûtait trop cher et le gouvernement (c’est tout à son honneur) se refuse à galvauder l’argent que lui confient les français sous forme d’oboles diverses connues plus généralement sous le nom d’impôts et taxes.
À la télévision, la durée de chaque spot thématique est prévu pour une durée de 20 secondes mais il est complété par un spot « générique » de 45 secondes. Un total fort raisonnable de 1630 spots est prévu entre le 23 juin et le 11 juillet pour nous persuader que le gouvernement est bien décidé à garantir notre pouvoir d’achat ainsi que l’a promis le président Tsarkozy lors de la campagne présidentielle du candidat Sarkozy.
Les slogans sont très convaincants qui commencent chaque spot par le rappel d’un but commun aux français et à ceux qui les gouvernent : « Vous êtes impatients. Nous aussi » pour se terminer par une promesse qui, personnellement, m’enchante par la qualité soigneusement élaborée de son imprécision : « C’est mois après mois que nous gagnerons la bataille du pouvoir d’achat ».
Mois après mois, hein ?
C’est ce que devait promettre Bertrand du Guesclin à ses troupes pour les motiver : « mois après mois nous gagnerons la bataille contre les anglois. »
Il faut rendre cette justice au gouvernement qu’il a su marchander auprès de l’agence Young & Rubicam chargée d’orchestrer cette campagne publicitaire puisqu’elle ne coûte que 4,33 millions d’euros.
Chacun jugera selon l’enseignement qu’il retirera de ce matraquage. Pour ma part, cette propagande me rappelle trop une phrase reprise dans un sketch de l’un de mes maîtres à penser, le regretté Michel Colucci : « Écrivez nous de quoi vous avez besoin, on vous expliquera comment vous en passer. » et je trouve que 4,33 millions d’euros dépensés pour ce résultat, c’est cher payé.
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Le gif radio provient du site :
http://www.gifsmaniac.com/
Bon, d’accord, il ne l’a pas dit en ces termes concis.
Je l’avoue, je dépensais les sous de l’Assedic à acheter des journaux dont un qui s’appelle Le Figaro (qui appartient à qui, déjà ?) pour le seul plaisir d’y lire les annonces d’offres d’emplois. Je dépensais les sous de l’Assedic en achetant les timbres postaux pour affranchir les courriers que je passais mon temps à écrire (sans jamais utiliser les facilités du copié/collé offertes par mon ordinateur pour être certaine de retenir l’attention des lecteurs auxquelles elles étaient destinées et qui exigeaient des lettres manuscrites). Je dépensais les sous de l’Assedic en téléphonant pour connaître les résultats obtenus par mes courriers, pour solliciter des rendez-vous. Je dépensais les sous de l’Assedic pour voyager dans le seul but de rencontrer ces gens qui avaient dépensé les sous de leur entreprise pour faire publier une annonce dans les journaux dont l’un qui s’appelle Le Figaro (et qui appartient… Mais à qui donc ?)
La prodigalité de l’État lui fait en effet courir le risque de voir disparaître des subventions que lui mérite plus que tout autre - et certainement plus que des oisifs dispendieux -. Comme la subvention accordée pour Le Rafale, par exemple. Vous savez, cet avion que les marocains ont refusé d’acheter.
Le pire ce sont les sites pédophiles ou xénophobes ou encore la publication de photos intimes livrées à la curiosité malsaine de tous sans l’accord des intéressés.
Et bien, il s’agit de 6 jours prévus pour la chasse du cerf au brame. Le brame étant, je le rappelle, un appel rituel qui sert de démonstration de puissance aux mâles et qui est destiné à appeler les femelles. Abattre un cerf au moment du brame alors qu’il est forcément distrait et donc moins vigilent aux dangers possibles, quel exploit !
Comme tout agnostique, je suis respectueuse des croyances religieuses des autres. Encore que j’avoue professer une certaine défiance à l’égard de l’Église catholique qui, dans son passé, s’est montrée trop souvent dominatrice en faisant usage de violence et de cruauté. Encore que je reconnais éprouver un mépris certain s’agissant de certains chrétiens qui se sont montrés si peu charitables en organisant ou en tolérant les pogroms, en commettant des agressions contre d’autres communautés religieuses.
Je sais que le but d’une publicité est de faire vendre, que pour vendre il faut savoir donner l’envie d’acheter - CQFD – et, comme le montrent les images à chaque spot télévisé ou par voies d’affichages divers, comme le serinent les slogans radiophoniques, l’exagération à outrance ne gêne pas les publicistes.
Nous sommes donc des victimes toutes trouvées, des proies consentantes et crédules pour le Groupe qui trompette avec la force de conviction d’un bonimenteur que « Nous le valons bien » .
Avec juste un peu de jugeotte vous sauriez qu’il suffit d’un sourire mutin, un œil pétillant de malice, un corps gentiment potelé pour vous assurer un charme incomparable qui occultera toutes les petites imperfections naturelles propres à votre personnalité irremplaçable.
C’est le 14 mai 1948 que l’État hébreu a proclamé son indépendance mais les israéliens célèbrent cette commémoration le 8 mai en fonction du calendrier juif et, ce 08 mai 2008, Israël a fêté le 60ième anniversaire de sa naissance.
Car Yossi Harel est entré dans la légende en introduisant en Palestine plus de 24.000 immigrants juifs rescapés du génocide orchestré par les nazis soit près d’un tiers des réfugiés juifs arrivés illégalement en Palestine placée sous le mandat de la Grande-Bretagne qui imposait à l’époque de strictes limitations du nombre d’immigrants juifs autorisés à s’installer en Palestine.
Celui que le romancier israélien, Yoram Kaniuk, appelle « un cow-boy sioniste » dans son livre « « Il commanda l’Exodus » a transporté 4.500 survivants de la Shoah de France en Palestine en 1947 sur le navire rendu mythique grâce au film - tiré de son odyssée et réalisé par Otto Preminger - qui montre comment des bâtiments de la marine britannique ont arraisonné l’Exodus à une trentaine de kilomètres des côtes de la Palestine. (La Grande-Bretagne a ensuite renvoyé les passagers de l’Exodus en Europe sans se soucier du risque qu’ils courraient d’y être exterminés.)
J’en profite pour rendre justice à nos élues : Christine Boutin, Nadine Morano, Christine Lagarde, Roselyne Bachelot, qui sont parvenues à devenir les égales des hommes au point de vue mentalité.
Donc il semble que ce soit la ministre du logement, Christine Boutin (que moi j’appelle Christine Boute-en-train), qui ait ouvert le bal.
Bon, le logement, c’était fait (ou presque) Nadine Morano, la secrétaire d’État à la famille ne pouvait faire moins pour économiser les sous de l’État que de s’attaquer…
Heureusement, la ministre de l’emploi, Christine Lagarde va faire cesser une partie de ce scandale en remettant sur le marché du travail les pépères/mémères de plus de 57 ans 1/2 qui se tournaient les pouces en attendant la retraite.
Vous imaginez un peu si, en plus, le chômeur est père de quatre enfants âgés de 10 à 16 ans ? Et quitte à concevoir un scénario catastrophe, supposez que ce chômeur ait besoin de nouvelles lunettes pour assumer correctement son travail ? Le temps qu’il économise pour en acheter une paire, le projet de Roselyne Bachelot aura peut-être été adopté et notre chômeur, bien évidemment trop riche pour avoir droit à la CMU et trop pauvre pour se payer une mutuelle santé, ne percevra même pas le misérable remboursement octroyé actuellement par la Sécurité Sociale.
Elle est y pas belle la vie sous le règne de la politique tranchoir du gouvernement Sarkozy ?
Non sans difficulté, les ONG (Organisations non gouvernementales) avaient fini par obtenir un gel sur l’utilisation du maïs transgénique Mon810 (le seul à êtrecultivé pour des raisons commerciales en France), en attendant une loi cadre qui devait intervenir avant les semis du printemps. Cette future loi était sensée mettre en place une haute autorité indépendante et affirmer le principe de précaution et de responsabilité.
À propos de ces dernières sanctions, justement, aucune loi n’a encore été votée me semble t’il pour dédommager les préjudices subis par les producteurs dont les plantations et les sols sont pollués à cause de la proximité de cultures de plantes transgéniques.
Nos justes craintes n’éviteront pas, j’en ai bien peur, que nous servions de cobayes encore une fois. Il est indéniable que les hommes jouent aux apprentis sorciers avec les OGM mais, comme toujours, les intérêts économiques prédomineront et l’expérience vécue (si on peut dire car elle s’est surtout révélée mortelle) avec la maladie de Kreutzfeld Jacob fortement soupçonnée d’être en relation avec l’encéphalopathie bovine spongiforme (maladie de la vache folle) n’arrêtera pas les lobbies OGM (Officiels groupements mercantiles) agricoles.
Pourtant, il faut se rendre à l’évidence, lors de son entretien avec les journalistes du journal Le Monde, le 05 avril dernier, Rama Yade a été victime d’un accès de délire juvénile. C’est la seule raison plausible qui explique qu’elle se soit prise pour la version franco féminine de Martin Luther King et leur raconte, comme si c’était une réalité, le rêve merveilleux qu’elle avait fait concernant la position de Nicolas Sarkozy à propos du boycottage possible des prochains jeux olympiques organisés cette année à Pékin par une aberrante décision des dirigeants du CIO (Comité International Olympique).
Et voilà qu’en l’espace de quelques heures, l’ensemble des médias s’est emparé des propos tenus par Rama Yade aux journalistes du Monde, les disséquant, les analysant, en tirant des conclusions : Nicolas Sarkozy prenait position et favorisait l’éthique aux vils intérêts commerciaux, Nicolas Sarkozy devenait le premier homme d’État à faire preuve de courage en prenant parti pour les tibétains opprimés contre le tyran chinois, Nicolas Sarkozy nous rendait notre honneur de français en agissant selon les principes de la France pays des Droits de l’Homme.
Pendant quelques heures, les français se sont dressés sur leurs ergots prêts à lancer un orgueilleux « cocorico » à la face du monde entier.
Ce que pour ma part j’ai trouvé le plus symbolique à l’occasion de ces manifestations, c’est l’extinction de la flamme olympique par les organisateurs chinois à l’image du gouvernement chinois qui écrase sans pitié toute flamme de résistance.
Sujet : DISPARUE
Sujet : Très important,
Sujet : ALERTE Virus
De : pierickdesouza1@sunumail.sn
Et au moment de vous quitter, la féministe que je suis tient à vous préciser qu’elle vous dispense de lui faire remarquer que les personnes piégées sont ses amies alors que sont ses amis les informaticiens très informés des méthodes de ceux qui utilisent ces traquenards