La condition humaine
11 avril 2013Chaque fois que l’actualité m’interpelle, il me revient en mémoire les paroles de mon instituteur du temps (ancien) où je fréquentais l’école primaire.
Ces paroles prononcées avec la plus grande conviction étaient celles-ci :
« Au moyen-âge la condition des gens du peuple était misérable et nous avons bien de la chance de vivre au XXe siècle** »
(**quand je vous disais que je parle d’un temps ancien
)
Alors, il m’est venu l’idée de faire une comparaison avec 3 thèmes qui composent nos principaux sujets d’intérêt au XXIe siècle
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* le travail
* la santé
* la sécurité
et voici ce qu’il m’est apparu.
Le travail au Moyen Âge :
Nonobstant quelques commerces et métiers de guerre, il est surtout centré sur les besognes rurales et basé sur une relation assez étrange qui lie le serf à son seigneur.
Qu’on en juge un peu,
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* Le serf n’est pas considéré comme étant la propriété du seigneur mais, dans la réalité, il n’est pas libre non plus de quitter le seigneur sans la permission de ce dernier. De même, le seigneur n’a pas le pouvoir de chasser le serf.
* Serf et propriétaire sont liés par un contrat moral. Ce contrat peut se considérer ainsi : le serf remet la plus grande partie du produit de son travail à son seigneur lequel, en contrepartie, s’engage à veiller sur lui et à le défendre en cas d’attaques.
* Le serf a également des droits juridiques et peut donc convoler avec qui il le souhaite sans devoir, pour se faire, obtenir la permission de qui que ce soit. Toutefois son épouse devient alors automatiquement la serve du seigneur.
* Le serf a également le droit d’hériter de ses parents directs et de témoigner en justice.
Le travail au 21e siècle :
Le travail rural est largement supplanté par le commerce et l’industrie avec un ou des patrons à leur tête et toute une gamme rémunérée de personnels divers. D’où le terme ‘employé’ que je vais utiliser.
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* L’employé n’est pas considéré comme la propriété de son patron mais il n’est pas libre de le quitter sans avoir rempli certaines obligations. De même, ce n’est pas non plus un individu totalement libre puisqu’il a également des obligations envers un seigneur qui s’appelle gouvernement et qui n’est pas obligé, lui, de lui procurer du travail.
* En théorie, le patron n’a pas le droit de chasser l’employé mais il peut avoir recours à bien des moyens plus ou moins légaux pour s’en débarrasser.
* L’employé remet tout son savoir manuel ou intellectuel pour enrichir son patron et, en contrepartie, ce dernier lui verse un salaire dont il est seul à décider du montant.
* L’employé a le droit de déposer plainte en justice s’il s’estime lésé mais, sans avocat onéreux, il a fort peu de chance d’obtenir satisfaction.
* L’employé a le droit d’hériter de ses parents directs ou indirects, mais sous réserve de donner une somme d’argent substantielle en contrepartie au gouvernement seigneur.
La santé au Moyen Âge :
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* Les maladies de l’époque sont difficilement répertoriées car souvent assimilées à des sortilèges provoqués par des ennemis ou à des châtiments envoyés par Dieu pour des péchés dont le malade s’est rendu coupable. Aussi, les victimes de sorts sont-elles surtout soignées avec des incantations.
* Les maladies sont souvent des maladies de peau dues au manque d’hygiène.
* Quand une opération chirurgicale est indispensable, la seule anesthésie connue est l’évanouissement de l’opéré.
* À noter que les chirurgiens et les médecins n’œuvrent pas dans les hôpitaux lesquels sont tenus par des moines et des nonnes qui veillent plus qu’ils ne soignent les malades.
* La folie n’est pas reconnue comme maladie mais comme une altération de l’esprit dont la cause est plus ou moins diabolique. Les fous, sauf s’ils sont dangereux, sont, la plupart du temps, laissés en liberté et subsistent grâce à la charité publique.
* Les pires maladies connues au moyen-âge sont la lèpre et la peste transmise par les puces des rats.
De fait, au moyen-âge, les pauvres sont sans doute mieux soignés que les riches.
Les riches sont en effet livrés à des médecins ignares qui usent des seules saignées comme d’une panacée alors que les pauvres s’adressent soit aux rebouteux qui connaissent mieux le corps humain que bien des médecins de l’époque, soit aux guérisseurs qui soignent les maux par les plantes.
La santé au 21e siècle :
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* Au siècle de l’Égalité et de la Sécurité (Sociale), alors que tous les citoyens sont censés avoir droit aux mêmes soins, il est évident que les riches bénéficient de meilleurs soins que les pauvres. Ne serait ce que parce que les très riches ont accès aux services des meilleurs prestataires du corps médical, que les mutuelles sont réservées à ceux qui ont les moyens financiers de cotiser et que plus le revenu des personnes est élevé, plus performante est leur mutuelle.
* Au 21e siècle, s’il est indéniable que la médecine a fait d’énormes progrès, il est aussi indéniable qu’elle méconnaît encore la plupart des maladies qu’elle est censée soigner. Une ignorance qu’elle dissimule au prétexte de l’apparition constante (et très certainement réelle) de nouveaux virus.
* Au 21e siècle, la plupart des habitants qui vivent sur terre connaissent et appliquent les règles de l’hygiène mais de plus en plus sont victimes d’allergies à cause de l’air de plus en plus pollué par l’industrie et victimes de plus en plus de cancers à cause de l’eau et des aliments de plus en plus pollués par les mêmes industries.
* Au 21e siècle, la peste est pratiquement éradiquée mais les savant créent exprès des virus pour les militaires qui n’hésitent pas à les utiliser au cours de conflits.
* Au 21e siècle on s’interroge sur l’origine du SIDA et il n’y a que les esprits bornés pour croire que la maladie est de la responsabilité de certaines pratiques sexuelles.
La sécurité au Moyen Âge :
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* C’est une époque où voyager représente une aventure dangereuse. Il n’est pas rare que les voyageurs se fassent attaquer et détrousser sur les grands chemins qui ne sont pas protégés par les gens de la maréchaussée.
*De même, dans les villes, règnent les vide-goussets qui prolifèrent partout où il y a foule : marchés, exécutions de peine sur les grands places, processions religieuses et fêtes votives,…
Pris et arrêtés les malandrins sont punis en place publique pour l’exemple. Les plus chanceux subissent le fouet, les autres sont pendus. Quant aux faux-monnayeurs, ils sont condamnés à être bouillis vifs.
La sécurité au 21e siècle :
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* Au 21e siècle, les gens, lorsqu’ils quittent leurs maisons pour quelques jours, risquent de se faire cambrioler par des individus qui agissent en plein jour en transportant tout simplement les biens volés dans des camions de déménagement.
* Au 21e siècle, les policiers se font attaquer dans leurs commissariats, les pompiers, les ambulanciers et les médecins sont agressés alors qu’ils portent secours à des victimes, des jeunes filles se font violer au cours de « tournantes » dans des caves d’immeubles et les usagers des transports en commun sont attaqués et détroussés dans des rames de RER et dans des bus qui circulent en ville, les commerçants se font piller dans leurs magasins par des malfrats armés qui n’hésitent pas à les tuer pour un larcin misérable.
Pris et arrêtés, les auteurs de crimes, quand ils ne sont tout simplement pas relâchés avec une simple amende, sont punis de peines de prison variables en fonction de la qualité de leur avocat ou de la bienveillance du tribunal.
La condition humaine a-t-elle changé de manière si avantageuse depuis le Moyen-Âge ? Chacun en tirera la conclusion qu’il veut ; la mienne est faite.
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Et voilà, c’est fait, c’est décidé. Au nom de l’égalité, au nom de la solidarité, les retraités vont casquer.
Déjà, nous, les retraités, ça nous rend plutôt sceptiques ce taux d’inflation prévu de 1,75 %. Sceptiques quand nous recevons les montants de cotisations prévues pour nos mutuelles santé. Sceptiques quand nous savons que nous serons les premiers pénalisés par les hausses d’électricité et du gaz puisque, hormis une promenade de santé pour ceux qui se déplacent sans trop de difficulté, coupables de ne plus faire partie du monde actif, nous sommes en quelque sorte ‘assignés’ à résidence.
Nous, les vieux, coûtons cher à la communauté.
Ainsi, le secteur immobilier :
Voyons maintenant pour le secteur industriel avec, de 2000 à 2012
qui seront aussi nuls que leurs prédécesseurs.
Je n’ai pas lu le roman « Belle et bête » de Marcela Iacub et n’ai aucunement l’intention de remplir les poches de l’auteur en achetant son bouquin.
Quant à la justice des hommes, elle me laisse, encore une fois, expectative
Je suppose que c’était au cours du printemps ou de l’été de l’année 2010, soit un an après mon arrivée en Sarthe.
Ce skipper, qui est également architecte et constructeur, s’appelle Tanguy de Lamotte et son but, plus encore que terminer une course avec une place honorable, c’est de faire connaître l’action d’Initiatives-cœur en voguant sous ses couleurs.
(ce qui n’a jamais été un handicap sauf pour qui veut interpréter le rôle du Bossu de Paul Féval ou celui du Quasimodo de Victor Hugo), si Tanguy de Lamotte se contentait d’arborer les noms d’Initiatives-cœur et de Mécenat Chirurgie Cardiaque sur son bateau, il ne m’intéresserait pas plus que cela, et ses courses en mer encore moins.
Son but était d’intéresser un maximum de personnes à la cause des enfants atteints de malformations cardiaques. Il a œuvré pour obtenir ce résultat et les enfants ne pouvaient trouver meilleur ambassadeur.
* Le 23 janvier 2013, les troupes françaises continuent à se battre au Mali. Les terroristes islamistes menacent la France de nouveaux attentats… Les médias s’en fichent.
C’est l’histoire d’une jeune femme qui, en mars 2003, alors qu’elle est âgée de 29 ans, s’installe à Mexico, où elle a rejoint son frère, pour y travailler.
Ce sont des âmes que je me préoccupe. Et le sujet est bien plus important que ces considérations bassement matérialistes comme, par exemple, l’augmentation constante du chômage ou les hausses perpétuelles du coût de la vie.
- Ces 7 péchés là sont l’avarice, la colère, l’envie, la gourmandise, la luxure, l’orgueil, et la paresse. »
• L’avarice - Non pas, le pôvre, pour accumuler des fortunes mais en s’abstenant de faire don à des œuvres caritatives du peu d’argent qu’il est parvenu à économiser sur son RSA après avoir acheté son nécessaire vital, acquitté ses impôts, payé ses assurances, etc.
• La colère - quand il constate quotidiennement que des tas de pauvres bougres sont licenciés par des sociétés affichant des bénéfices, jetés avec autant de délicatesse que des couches culottes merdeuses tandis que de gros et gras patrons, soutenus par des parachutes dorés, se vautrent dans des nuages de bonheur.
• L’envie - quand chaque jour il lui suffit d’ouvrir son journal, de regarder la télévision, de passer devant des vitrines pour voir tous les objets de plaisir qui lui sont proposés sans vergogne et qu’il ne pourra jamais se procurer.
• La luxure - et encore, à condition d’avoir un(e) partenaire gratos sous la main et peut-être moins par véritable désir que parce que ça, au moins, il peut se l’offrir.
• La paresse - par obligation puisque le travail est devenu un luxe, une activité à laquelle il peut de moins en moins s’adonner.