Enfants martyrs en vedettes.
12 août 2008Tous autant que nous sommes partageons un cocktail de réactions unanimes lorsque nous entendons parler du martyr vécu par un enfant. Nous sommes tous choqués, horrifiés, scandalisés.

Et pourtant, que ce soit par bêtise, par inconscience, ou par indifférence, nous nous rendons parfois coupables du martyr de certains enfants. Un martyr qui n’existerait pas sans notre complicité même si elle n’est que passive. Je parle du martyr vécu par ces enfants que la volonté seule de leurs parents a médiatisés.
Par exemple, qui se souvient encore de Jordy, ce petit garçon devenu star dès l’âge de 4 ans parce que son papa, producteur et sa maman auteur en avaient décidé ainsi et que pour son malheur le gamin, outre la pétulance de son âge, avait une mignonne frimousse alliée à un joli filet de voix.
Jordy a 20 ans cette année. Qu’est il devenu ? Qu’est il advenu de la fortune que ses parents ont engrangée en livrant leur fils à une éphémère vie de paillettes ?
Après cette brève existence de bête de scène, Jordy n’a même pas eu la possibilité de s’épanouir dans un environnement familial ; comme par hasard, la fin de la carrière de l’enfant prodige a marqué la fin du couple qui a divorcé peu de temps après.
Elles sont trop nombreuses, hélas, ces stars filantes comme celles dont le nom a brillé aux frontons des salles de spectacles, dont le nom revenait comme un leitmotiv dans les statistiques gagnantes du Top50 : Douchka, les Ministars, Anne, Billy, Mélody,… Nouvelles divinités du show-biz qui fascinaient et provoquaient l’admiration et l’envie de milliers d’adolescents pré pubères.
Quand bien même certains de ces enfants continuent à exercer une profession artistique maintenant qu’il sont devenus des adultes, comment croire qu’ils n’ont pas gardé des séquelles de ce traumatisme que représente la perte brutale d’une popularité à laquelle on s’habitue si vite ? Comment croire qu’ils ne vivront pas le restant de leur vie avec une certaine frustration mêlée d’amertume sachant qu’ils ne connaîtront plus jamais la célébrité ?
Et ces sportifs que nous admirons sur les courts de tennis ou dans les piscines olympiques, quelle enfance ont ils vécue ?
Steffi Graf, Monica Seles, Les sœurs Vénus et Serena Williams, smashaient, dit on, leurs premières balles dès l’âge de 4/6 ans. Parce qu’elles rêvaient de devenir des championnes de tennis ? Non, plus vraisemblablement parce que c’était le fantasme de leurs pères.
On est même en droit de se demander si la rébellion de Laure Manaudou qui s’est concrétisée par des tentatives d’escapades amoureuses n’est pas le résultat d’une enfance martyrisée.
Le mot vous offusque ?
Pourtant comment définir autrement l’obligation faite à une gamine tout juste âgée de 6 ans de s’inscrire dans un club de natation par un père entraîneur de handball et une mère joueuse de bagminton qui lui avaient appris à nager deux ans auparavant.
En quoi ont consisté les loisirs de la fillette Laure Manaudou, de l’adolescente Laure Manaudou ? À subir des entraînements intensifs, participer à des championnats incessants, se livrer à des compétitions frénétiques, s’imposer un régime alimentaire draconien et une discipline de vie spartiate.
Quelle existence jouissive !
Et le libre consentement de ces contraintes excuse t’il la persécution subie ?
Mais le pire n’avait pas été atteint.
C’est chose faite maintenant avec la nouvelle attraction dans l’arène de Michelito, ce gamin franco-mexicain de 10 ans qui exhibe ses prouesses de toréador principalement en Amérique latine.
Là encore, c’est le père de l’enfant qui est à l’origine du ‘job’ de son fils et qui est outrageusement fier de cette carrière. Comme si on pouvait se glorifier d’avoir créé un assassin !
Parce que la mise à mort des taureaux - qui lui serait interdite en France quand bien même on l’autoriserait à toréer - il l’exerce dans d’autres pays moins pointilleux sur l’étique.
Et oui, il a déjà du sang sur les mains le petit Michelito qui, depuis 4 ans déjà, ‘joue simplement à l’aide d’une cape et d’une muleta comme 300 autres enfants de son âge qui appartiennent aux écoles taurines françaises’ ainsi que le déclare le papa ancien torero lui-même qui connut quelques heures de gloire sans doute trop fugitives à son goût.
Nul doute que le papa pompeux sera fier de lui et de son fils quand ce dernier se fera encorner.

Je repose donc la question :
Spectateurs plus ou moins apathiques, ne sommes nous pas un peu responsables de ces jeunesses sacrifiées, de ces avenirs compromis, au même titre que ces parents qui, oubliant leur mission première qui consiste à veiller au bien-être de leur progéniture, utilisent leurs enfants pour satisfaire leurs ambitions personnelles.
Qui plus est, selon que l’on considère leur parcours de manière optimiste ou pessimiste, les acteurs cités ont connu une période de gloire plus ou moins pérenne, plus ou moins fugace, mais combien sont ils qui se sont vu voler leur enfance pour un résultat complètement stérile ?
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Les gifs suivants ont été empruntés aux sites suivants :
Enfant musicien : http://feeclochette26.centerblog.net/
Joueuse tennis : http://www.gifsmaniac.com/
Nageuse : http://www.camizone.com/
L’image du torero provient du site :
http://ness.centerblog.net/


L’ordre de la légion d’honneur fut créé par décret en 1802 par le Premier Consul Napoléon Bonaparte pour récompenser les actions civiles et militaires et la médaille fut réalisée à partir d’un dessin du peintre David qui était un pote tout dévoué à sa gloire du susdit Napo (tout comme en notre époque le peintre Pal Sarkozy est dévoué à la gloire de son fiston Nicolas) et c’est sous la Restauration que les grades ont pris leurs appellations définitives de chevalier, officier, commandeur, grand officier et grand-croix.
Hormis le fait qu’elle accompagne régulièrement notre très glorieux Chef d’État lors de ses voyages avec la contrainte d’enfoncer son popotin dans des fauteuils d’avion et, pis encore, celle de séjourner dans des suites d’hôtels, trouver en quoi dame Isabelle Balkany mérite cette distinction relève de l’exploit divinatoire ou inventif. Mais après tout, quand son cheval mourut, Alexandre le Grand l’honora en fondant la ville de Boukephalia sur son tombeau et Caligula avait bien offert une écurie de marbre à son cheval Incitatus. Dame Isabelle Balkany vaut bien un canasson, non ? 
Mais il est à craindre qu’il faille attendre une autre génération de Chef d’État français pour voir accrocher la légion d’honneur sur la poitrine de personnes réellement dignes de la recevoir et pour parodier les paroles de la chanson au caractère frondeur de Michel Sardou : « Lénine, relève-toi, ils sont devenus fous. » on peut allègrement entonner : « Napo, tu peux rester couché, ta médaille remplit bien son office de hochet. »





Pourtant, avec cet esprit frondeur qui nous est commun à nous, les françaises et les français, nous voilà prêts à défendre avec bec et ongles un numéro que le Ministère de l’Intérieur s’apprête à supprimer progressivement. Il s’agit, bien sûr, du numéro de département qui complète et personnalise le
Pour ceux là, deviner que 79 correspondait au département des Deux-Sèvres ne suffisait pas et ils prenaient plaisir à approfondir leurs connaissances en cherchant dans une encyclopédie quelle est la région dont dépend le département des Deux-Sèvres. Ils s’amusaient de découvrir que la Charente fait également son beurre en concurrençant le melon provençal d’Avignon. Ils poursuivaient leurs investigations pour connaître les spécificités de ses principales villes et apprenaient ainsi qu’à Niort Le “Moulin du Roc”, au bord de la Sèvre, abrite une des plus anciennes bibliothèques de France, …
La remarque d’un gendarme paraît plus sagace qui déclarait dans une émission radiophonique : « La suppression du numéro de département sur les plaques numérologiques des véhicules pourra être dommageable lors de recherches de témoins car les gens se souviennent plus facilement d’un numéro que d’une suite de lettres. »
Que les précoces nostalgiques du numéro de département inclus sur la plaque d’immatriculation de leur voiture se consolent ; dans un petit demi siècle l’assèchement des puits de pétrole aura résolu cette question puisque la circulation terrestre n’existera plus qu’en véhicules hippomobiles ou à bicyclette.
Bref, si on y réfléchit bien, Calinos était un petit homme presque quelconque si ce n’était son ambition qui lui conférait une pugnacité prodigieuse.
Les premiers temps de son règne, Calinos 1er s’agita beaucoup ce qui (tous les employés malins qui souhaitent se faire bien voir de leur employeur dans le but d’en obtenir une récompense vous le diront) est le moyen le plus sûr de donner l’illusion que l’on travaille énormément.
Calinos 1er tenta bien de faire oublier leur opprobre aux kokufiais et de les amadouer en affichant le chagrin provoqué par le départ deux mois auparavant de son épouse ; ces égoïstes, obnubilés par leurs propres problèmes firent preuve d’un consternant manque d’empathie.
Il fallait posséder l’orgueilleuse combativité de Calinos 1er pour s’entêter dans son désir d’accéder à la gloire car en l’espace de quelques mois de règne le seul résultat acquis se résumait à une aversion quasiment unanime de la part des différentes classes sociales qu’il avait entrepris de gouverner. Il était parvenu, à force d’arrogance, de déclarations inconséquentes et d’actions brouillonnes à se faire détester des journalistes, des juges, des syndicats, des militaires. Son incorrigible suffisance était même parvenue à provoquer la réticence des gouvernants des autres pays.
N’eussent été ces monstrueuses bourdes, à n’en point douter, Calinos 1er aurait été nominé VRP (Vénéré Rassembleur Pacificateur).
Nul ne songerait à s’en étonner ou à le discuter tant il est évident que ce combat est primordial et supplante naturellement la lutte contre certains maux comme par exemple les méfaits causés par l’alcoolisme au volant ou les problèmes écologiques.
Non, non, pas à la radio ; la diffusion de spots à la radio coûtait trop cher et le gouvernement (c’est tout à son honneur) se refuse à galvauder l’argent que lui confient les français sous forme d’oboles diverses connues plus généralement sous le nom d’impôts et taxes.
Bon, d’accord, il ne l’a pas dit en ces termes concis.
Je l’avoue, je dépensais les sous de l’Assedic à acheter des journaux dont un qui s’appelle Le Figaro (qui appartient à qui, déjà ?) pour le seul plaisir d’y lire les annonces d’offres d’emplois. Je dépensais les sous de l’Assedic en achetant les timbres postaux pour affranchir les courriers que je passais mon temps à écrire (sans jamais utiliser les facilités du copié/collé offertes par mon ordinateur pour être certaine de retenir l’attention des lecteurs auxquelles elles étaient destinées et qui exigeaient des lettres manuscrites). Je dépensais les sous de l’Assedic en téléphonant pour connaître les résultats obtenus par mes courriers, pour solliciter des rendez-vous. Je dépensais les sous de l’Assedic pour voyager dans le seul but de rencontrer ces gens qui avaient dépensé les sous de leur entreprise pour faire publier une annonce dans les journaux dont l’un qui s’appelle Le Figaro (et qui appartient… Mais à qui donc ?)
La prodigalité de l’État lui fait en effet courir le risque de voir disparaître des subventions que lui mérite plus que tout autre - et certainement plus que des oisifs dispendieux -. Comme la subvention accordée pour Le Rafale, par exemple. Vous savez, cet avion que les marocains ont refusé d’acheter.
Le pire ce sont les sites pédophiles ou xénophobes ou encore la publication de photos intimes livrées à la curiosité malsaine de tous sans l’accord des intéressés.
Et bien, il s’agit de 6 jours prévus pour la chasse du cerf au brame. Le brame étant, je le rappelle, un appel rituel qui sert de démonstration de puissance aux mâles et qui est destiné à appeler les femelles. Abattre un cerf au moment du brame alors qu’il est forcément distrait et donc moins vigilent aux dangers possibles, quel exploit !
Comme tout agnostique, je suis respectueuse des croyances religieuses des autres. Encore que j’avoue professer une certaine défiance à l’égard de l’Église catholique qui, dans son passé, s’est montrée trop souvent dominatrice en faisant usage de violence et de cruauté. Encore que je reconnais éprouver un mépris certain s’agissant de certains chrétiens qui se sont montrés si peu charitables en organisant ou en tolérant les pogroms, en commettant des agressions contre d’autres communautés religieuses.
Je sais que le but d’une publicité est de faire vendre, que pour vendre il faut savoir donner l’envie d’acheter - CQFD – et, comme le montrent les images à chaque spot télévisé ou par voies d’affichages divers, comme le serinent les slogans radiophoniques, l’exagération à outrance ne gêne pas les publicistes.
Nous sommes donc des victimes toutes trouvées, des proies consentantes et crédules pour le Groupe qui trompette avec la force de conviction d’un bonimenteur que « Nous le valons bien » .
Avec juste un peu de jugeotte vous sauriez qu’il suffit d’un sourire mutin, un œil pétillant de malice, un corps gentiment potelé pour vous assurer un charme incomparable qui occultera toutes les petites imperfections naturelles propres à votre personnalité irremplaçable.
C’est le 14 mai 1948 que l’État hébreu a proclamé son indépendance mais les israéliens célèbrent cette commémoration le 8 mai en fonction du calendrier juif et, ce 08 mai 2008, Israël a fêté le 60ième anniversaire de sa naissance.
Car Yossi Harel est entré dans la légende en introduisant en Palestine plus de 24.000 immigrants juifs rescapés du génocide orchestré par les nazis soit près d’un tiers des réfugiés juifs arrivés illégalement en Palestine placée sous le mandat de la Grande-Bretagne qui imposait à l’époque de strictes limitations du nombre d’immigrants juifs autorisés à s’installer en Palestine.
Celui que le romancier israélien, Yoram Kaniuk, appelle « un cow-boy sioniste » dans son livre « « Il commanda l’Exodus » a transporté 4.500 survivants de la Shoah de France en Palestine en 1947 sur le navire rendu mythique grâce au film - tiré de son odyssée et réalisé par Otto Preminger - qui montre comment des bâtiments de la marine britannique ont arraisonné l’Exodus à une trentaine de kilomètres des côtes de la Palestine. (La Grande-Bretagne a ensuite renvoyé les passagers de l’Exodus en Europe sans se soucier du risque qu’ils courraient d’y être exterminés.)
